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J’ai appelé cette série Amorces en référence à la bande amorce des films argentiques. Ces tableaux, dont les formats renvoient à ceux des écrans, sont composés de collages marouflés sur bois. Ils sont faits à partir de photographies, de captures d’écrans de mes films, de mots, de champs colorés… Conçus dans la continuité de la longue série de films, vidéo-sculptures et installations vidéo que j’ai réalisée depuis une vingtaine d’années, ces tableaux-écrans sont largement inspirés par le cinéma et ma pratique de l’image en mouvement.
Xin-Bei-NE. Triptyque. 2026.Tirage à jet d’encre, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois
Signaux lointains. 2026. 185 cm x 91,5 cm. Sérigraphie, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois.
Les photographies ou les photogrammes sont choisis en fonction de leur capacité à raconter et à faire fiction. On y voit souvent des personnages vus de dos ou en profil perdu. Si, on les voit de dos, c’est pour s’approcher de leurs pensées, de leur intériorité. Mais, ce sont d’abord et avant tout des personnages qui nous tournent le dos délibérément, radicalement. Les champs colorés auxquels ils se confrontent peuvent évoquer un horizon ou un paysage abstrait. Le personnage semble alors se tourner vers ces lointains et attendre quelque chose ou quelqu’un.

Minervini. 2026. 142 cm x 60 cm. Tirage à jet d’encre, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois.
Les images sont imprimées en sérigraphie, par transfert ou tirage à jet d’encre. Elles sont retravaillées par lavis successifs. Je recherche et provoque les textures, les accrocs et les accidents qui peuvent évoquer la pellicule argentique ou le balayage vidéo (rayures, scratchs, éclats, traces de défilement…) Elles sont juxtaposées à des mots ou des aplats colorés et produisent l’amorce d’un récit destiné à rester en suspens. Les mots peuvent, alors, être lus comme des sous-titres, des voix off, des fragments de dialogues, des paroles ou des pensées. Ils évoquent les cartons du cinéma muet ou les film-essais de Jean-Luc Godard. Parfois écrits à l’envers, ces mots font penser au négatif du film argentique. Ils invitent à voir le tableaux-collage comme la trace de ce qui se passe dans l’envers de l’image, de l’autre côté du miroir, dans l’inconscient du personnage.

L’éclipse. 2023/2026. 120 cm x 59,5 cm. Transfert, encre, acrylique sur bois

Là-Là-Là. 2026. 166,5 cm x 73 cm (intervalles entre les morceaux: 5 cm). Transfert, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois.

La barque 2. Triptyque. 2026. 213, 5 cm x 82 cm (espace entre chaque morceau: 11 cm) Sérigraphie, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois

I-Fang-MAIS. 2026. 150 cm x 44 cm. Tirage à jet d’encre, impression laser, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois

I-Fang-NE-OH. 2026. 136 cm x 57 cm. Tirage à jet d’encre, encre, acrylique sur papiers marouflés sur bois


La barque 1. Série Films immobiles. 2023. 147 cm x 75,5 cm. Sérigraphie sur PVC, encre, PMMA diffusant

Aloysia. Diptyque. 2026. 172,5 cm x 48,5 cm (intervalle: 11 cm)
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